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La plus vieille marque russe de montres bombarde François Hollande

Raketa transforme les menaces françaises de bombardement en publicité pour ses montres.

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Assisterait-on à la naissance d’un nationalisme horloger ? À l’heure où Vladimir Poutine replace la Russie au centre du jeu diplomatique mondial, la plus vieille marque horlogère russe s’en prend vertement au président de la République française. Il faut dire que le nom de Raketa, manufacture horlogère russe ressuscitée il y a maintenant quelques années, signifie «fusée» ou «missile». Et pour une marque qui fonde justement son image sur la nostalgie du temps de l’URSS, quoi de mieux que la crise syrienne et les menaces de bombardement françaises et américaines pour afficher son nationalisme ?

C’est sur le site internet de la marque que les équipes russes de Raketa n’y vont pas par quatre chemins, avec un simili mur tagué affiché sur leur page d’accueil, au message loin de toute langue de bois diplomatique : «Hollande, arrange le désordre que tu crées en France au lieu d’aller en mettre en Syrie», si l’on traduit la phrase plus poliment qu’elle n’est formulée… Barack Obama s’y voit aussi conseiller de rendre son prix Nobel de la paix, la marque installée à Saint-Pétersbourg jouant sur son nom pour affirmer que «mieux vaut porter une Raketa au poignet que d’en balancer sur la Syrie». L’intervention réussie du ministre des Affaires étrangères russe aura réglé la question…

Pour autant, le délit d’outrage au président ayant récemment été supprimé en France, rien ne vous empêche de vous offrir une montre Raketa : elles sont également disponibles en France. 

Raketa est véritablement née en 1962, au lendemain du premier vol dans l’espace de Iouri Gagarine. À la fin des années 70, Raketa comptait 8 000 employés et produisait 5 millions de montres mécaniques par an, tant pour l’armée que pour les citoyens d’URSS. C’est en 2009 que l’usine russe de Peterhof à Saint-Pétersbourg aura finalement été sauvée de la faillite par un groupe d’hommes d’affaires russes et européens. Il leur aura fallu deux années de travail pour relancer la marque à la fusée, dont l’usine russe réalise en interne toutes les étapes de fabrication du mécanisme des montres. Si vous êtes amateurs de patriotisme soviétique ou si vous comptez vous rendre à la prochaine fête de L’Huma, Raketa avait réédité il y a deux ans de cela la montre jadis portée par Mikhaïl Gorbatchev.

 Raketa a par ailleurs dévoilé le mois dernier une nouvelle collection Rodina (terre natale en russe), frappée en grand du mot «Russia», qui court d’un bord à l’autre du poignet en traversant le cadran. Cette collection célèbre le 300e anniversaire de la manufacture horlogère de Petrodvorets. Tous les modèles Rodina intègrent un mouvement à quartz et valent environ 300 $ pour un achat en ligne.

Paradoxalement, Raketa arrive à la fois à cultiver par son design, ses messages et sa communication une certaine nostalgie du régime soviétique et à être à la pointe de la modernité en étant la première marque horlogère à accepter le règlement en bitcoin, la nouvelle monnaie virtuelle qui est en train de se répandre à travers toute la planète.

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